Le mobilier

L'orgue de tribune (1)

 

Les orgues de l’Ancien Régime 
1468 – La présence d’un orgue est attestée


1602 – Un orgue est construit par Crépin-Carlier et Valeran de Heman

1678 – L’orgue est agrandi et transformé par Robert Ingout

1788 – L’orgue est restauré par Henri Parizot 


L’orgue de Savigny 
1728 – Abbaye de Savigny, construction d’un grand orgue par Deslandes et Rohrer
1792-1794 – Installation en la cathédrale de Coutances de l’orgue de Savigny par Pierre Delalande

 
Les orgues du XIXe et du XXe siècle 
1817 – L’orgue est totalement reconstruit par Louis Lair


1932 – L’orgue est restauré et modifié par Louis Eugène-Rochesson
1985 – L’orgue est refait à neuf et augmenté par Alfred Kern

 

L’orgue de chœur

 

 


1862 – 1er orgue de chœur construit par Pierre Ménard 


1903 – 2e orgue de chœur l’Orgue Portatif Debierre 
Il se trouve actuellement dans la chapelle du CAD depuis 1985 


1985 – 3e orgue de chœur installé par Alfred Kern et restauré par Bernard Cogez en 2018

 

 

 

Le maître-autel (15)

 

Le maître-autel a été réalisé en 1755-1757 par des sculpteurs marseillais, Antoine Duparc et son fils Raphaël. Il est composé de marbres de différentes couleurs.

 

Les anges adorateurs en marbre blanc ont été reproduits dans plusieurs églises du Coutançais. L’aigle-lutrin en bois doré, les consoles feuillagées et les reliquaires datent de la même époque.


Les tableaux

 

 

La Vierge à l'Enfant (11)


Le tableau, une huile sur toile, se trouvait à la chapelle de la Roquelle de Coutances, construite en 1592. Il est attribué à Claude Vignon, un des peintres majeurs du 17' siècle. Il a été restauré en 2002.

 

La Cène (16)


La dynastie de La Vente, originaire de Vire, a compté six peintres. Sur ce tableau daté de 1762, François II s’est représenté au premier plan, tandis que le prieur de Savigny, commanditaire de l’œuvre, apparaît parmi les apôtres, regardant le spectateur. La composition s’inspire d’un tableau de Poussin.


La statuaire

Les statues de la façade ont disparu pendant les guerres de Religions. Sur le flanc nord, les Tancrède sont l’œuvre d’autant de sculpteurs différents, parmi lesquels le plus célèbre est Armand Le Véel. Ces statues de la fin du 19e siècle ont remplacé les plus anciennes, détruites à la Révolution. Les Tancrède, originaires d’Hauteville-la-Guichard, étaient partis au 11e siècle en Italie du Sud, d’où ils conquirent ce qui allait devenir le florissant royaume de Sicile.

 

LA VIERGE À L’ENFANT (5)

 

Cette statue du 14e siècle est en marbre et ses cheveux gardent des traces de dorure. Elle fut sûrement créée par un atelier parisien. La douceur du visage et le léger déhanchement la rendent très touchante. Vendue à la Révolution, elle fut donnée à l’église Saint-Nicolas et revint à la cathédrale en 1946.

 

 

 

 

SAINT MICHEL (14)


Saint Michel combat le Mal symbolisé par un animal monstrueux. Cette statue en argent sur âme de bois a été restaurée en 2015. Elle fut offerte par monseigneur Bravard pour remercier l’archange d’avoir protégé le diocèse pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Une statue similaire se trouve au Mont-Saint-Michel.


Les chapelles et leur décor

 

 

LA CIRCATA (9)


La chapelle d’axe, dédiée à la Vierge, a été ajoutée au 14e siècle par l’évêque Sylvestre de la Cervelle. La polychromie a été réinventée au 19e siècle. L’autel, plaqué d’argent de même que le dais, est une œuvre de l’orfèvre parisien du Second Empire Alexandre Chertier et de l’architecte Danjoy.

 

LA CHAPELLE DE CHIFFREVAST (6)


Cette chapelle seigneuriale a été fondée en 1381 par Jean de Chiffrevast, gouverneur de Valognes, et son épouse Marguerite de La Houssaye (ill.6). Ils sont présentés par des saints à la Vierge trônant ; la Trinité, l’Annonciation et saint Michel terrassant le dragon s’inscrivent dans les arcatures de la chapelle. Le décor, redécouvert au 19e siècle, a été restauré.

 

                                  LES CHAPELLES LATÉRALES


De part et d’autre de la nef, des chapelles ont été créées dans les années 1270-1330, chacune avec son autel. Elles sont séparées par des claires-voies.

 

 

 Côté sud, dans la chapelle Saint-François (2) où le bas- relief de l’Enfance du Christ a été bûché en 1562, se trouve un fragment de retable en bois du 16e siècle, représentant le Baiser de Judas.

 

 

 

Les chapelles du côté nord (17) ont conservé leurs pavés en terre cuite du 14e siècle.


Les vitraux

La cathédrale de Coutances conserve un des plus beaux ensembles de verrières médiévales de Normandie, ainsi que des créations intéressantes de la deuxième moitié du 20e siècle.

 

LES VERRIÈRES DU BRAS NORD (13) 

 

Le bras nord du transept comprend un triplet coloré historié des années 1235-1240, où sont représentées les vies des saints Thomas Becket (photo), Georges et Blaise, et deux baies à motifs abstraits – l’un géométrique, l’autre ornemental – de la même époque.

 

Thomas Becket, archevêque de Cantorbery, fut assassiné dans sa cathédrale par des partisans du roi d’Angleterre Henri II. Son culte s’est très vite répandu en Normandie. Un de ses meurtriers s’appelait Hugues de Morville, mais il ne s’agit pas de l’évêque de Coutances.

 

 

 

 

 

SAINT LÔ (7) ET SAINT MARCOUF (8)

 

Ces deux vitraux sont les plus anciens de la cathédrale, datés des années 1220. Saint Lô fut au 6e siècle un des premiers évêques de Coutances. On le voit évangéliser la région (photo) de même que saint Marcouf, l’un sur terre et l’autre sur mer. Le style de ces deux vitraux est réaliste et pittoresque.

 

 LE JUGEMENT DERNIER (4)

 

Le bras sud est illuminé par les couleurs chaudes du triplet représentant le Jugement dernier. Cette verrière date du 15e siècle, et même si elle a été très restaurée en 1916 par les ateliers Tournel, elle reste exemplaire. Le Christ juge, entouré de la Vierge et de saint Jean-Baptiste et saint Paul, domine le collège des apôtres. Les élus et les damnés figurent de part et d’autre, tandis que saint Michel pèse les âmes. Son originalité réside dans la vigueur des visages et la représentation de l’Enfer comme un chaudron, suivant une iconographie issue du Pèlerinage de la vie humaine de Guillaume de Digulleville, originaire du Cotentin.

 

 

 

 

 

 

 

AUTRES VERRIÈRES


Dans le transept, des verrières ont été créées à la fin du 20e siècle par Gilles Rousvoal et Sylvie Gaudin. Au revers de la façade, dans la nef, un vitrail illustre le martyre de Coutances en 1944, sous les bombes, et les premiers évêques du diocèse. Le pourtour du chœur est garni de vitraux du 13e et du 19e siècle.